Dans le cadre des nouvelles obligations prévues à la Loi sur le patrimoine culturel, les MRC du Québec doivent, d’ici avril 2026, réaliser un inventaire des immeubles construits avant 1940 présentant une valeur patrimoniale. Cet exercice vise à recenser et à documenter les bâtiments anciens du territoire — maisons, granges, commerces, églises ou monuments — afin d’appuyer leur mise en valeur et leur préservation au fil du temps.
C’est dans ce contexte que la Société d’histoire a été mandatée par la MRC de Maria-Chapdelaine pour la réalisation de cet inventaire. À l’été 2025, notre équipe a eu la chance d’accueillir Alexandrine Langlois, qui a participé activement au projet. Elle nous partage ici un aperçu de son expérience.

Source : Société d’histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine, P416 Fonds SHGMC
Je m’appelle Alexandrine Langlois et je suis étudiante en histoire à l’Université du Québec à Chicoutimi. Cet été marquait mon retour à la Société d’histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine à titre d’aide-archiviste.
Alors que certaines de mes collègues se consacraient davantage au traitement des archives, je m’occupais pour ma part de saisir des données afin d’alimenter l’inventaire du patrimoine immobilier de la MRC de Maria-Chapdelaine. Cet exercice vise à mieux connaître les bâtiments anciens du territoire. Ces derniers sont empreints d’histoire, particulièrement de celle de la région, et offrent un précieux aperçu de l’évolution des villes et de l’occupation du territoire.

Source : Société d’histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine, P01 Fonds Domtar
Mon rôle consistait à examiner attentivement l’information consignée par l’archiviste, puis à approfondir la recherche sur ces immeubles selon des critères destinés à évaluer leur caractère patrimonial, avant d’enregistrer les données sur une plateforme gouvernementale en ligne. J’ai également parcouru le territoire de la MRC pour photographier les bâtiments inscrits à l’inventaire, qu’ils se trouvent au cœur des villes et villages ou isolés dans les paysages ruraux, au détour des rangs. De nombreuses heures à parcourir les routes, appareil photo en main !
Je ne me suis certainement pas ennuyée cet été. La Société d’histoire est un milieu dynamique qui, pour une étudiante en histoire comme moi, offre l’occasion de participer à des projets variés — autant de regards différents sur le travail de l’historien en histoire publique.
Je termine cette expérience avec le sentiment d’avoir apporté ma petite contribution à la préservation du patrimoine de notre région !
Texte par Alexandrine Langlois, étudiante

