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Semaine nationale de généalogie : Délima Lapierre

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Pour la Semaine nationale de la généalogie, la Société d’histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine (SHGMC) rejoint le projet de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG). Du 20 au 27 novembre 2021, vous verrez de toutes parts, chez les centres d’archives participants, l’histoire d’ancêtres américains venus au Québec, soit sur le thème de cette édition 2021!

La SHG Maria-Chapdelaine a fait appel à son comité de généalogie et à ses abonnés sur la page Facebook pour proposer des idées de familles ou d’ancêtres venus des États-Unis. Dès les rébellions de 1837-1838, divers facteurs politiques, économiques et sociaux ont eu pour conséquence l’exode de plusieurs familles québécoises dans le pays voisin. L’attrait du travail était fort et le clergé redoublait d’efforts pour contrer cet exode. « Celui qui abandonne sa patrie délaisse sa foi1 », disait-il.

Voici donc les histoires de quelques ancêtres ayant quitté pour les villes industrielles du nord-est des États-Unis au cours de la période 1830 à 1940. Merci à tous nos collaborateurs pour leurs écrits!

 

Délima Lapierre

Délima Lapierre tenant possiblement une de ses nièces dans ses bras. Source : Famille Lucette Tremblay

Délima Lapierre est née le 8 mai 1875 à Ste-Clotilde-de-Horton, Arthabaska. Ses parents sont Octave Lapierre et Odile Lavertu.

Délima et Joseph Piette se marient le 26 août 1895 à Lowell, Massachussets. Joseph est né le 6 mai 1871 à St-Félix-de-Valois du mariage de Maxime Piette et de Julie Masse. Le couple Délima et Joseph a vécu à Lowell pendant de nombreuses années.

On en sait peu sur leur parcours, mais quelques indices attestent de leur présence aux États-Unis pendant la guerre de 1914-1918. Plusieurs cartes sont expédiées de cette ville. Ces envois se situent au cours de la Première Guerre mondiale. Au moins une carte fait référence aux soldats qui sont dans la ville de Lowell et qui partiront à la guerre sous peu.

Délima Lapierre garde le contact avec sa famille Lapierre vivant maintenant à Saint-Félicien. L’envoi de cartes postales personnalisées le démontre bien.

La photo de l’élégante Délima est une carte postale au dos de laquelle on lit un texte empreint de tendresse adressé à sa nièce Rose Castonguay, fille de sa soeur Clara (épouse de Joseph Castonguay). Sur la photo, on ignore l’identité de la fillette. À quelques reprises, elle a visité sa famille au Québec.

Retranscription (corrigée) du verso d’une carte postale : « Bonjour Rose de mon coeur comment que cela va? Tant qu’à nous autre, on l’est très bien, tous les 2 [Joseph et Délima]. Pour le nouveau, il y en n’a pas. C’est toujours la même chose, à part de la guerre et les soldats qui viennent en grand nombre se promener à Lowell. C’est encore de valeur de les voir, car ils vont partir bien vite pour la France. De tante Délima. » Cette lettre est adressée à sa nièce Rose Castonguay, année non précisée. Source : Famille Lucette Tremblay

On ne connaît pas le moment de leur retour au Canada, mais Joseph et Délima décèdent à Drummondville, au Québec. Joseph Piette décède le 25 mai 1936 et Délima, le 7 février 1946.

Délima n’a possiblement pas laissé de descendance, mais elle a laissé un bon souvenir aux descendants de ses frères et soeurs.

Par Lucette Tremblay, comité de généalogie SHGMC

 


Notes :
1 Dany Côté. De la colonisation à la mondialisation, p. 28.

Références principales :
Les sites de recherche en généalogie BMS2000, Familysearch.org, Ancestry.ca, ainsi que des documents familiaux de Rose Castonguay conservés par Solange.

Publié le novembre 19, 2021